Une nouvelle réglementation pour l'utilisation des drones

Une nouvelle réglementation pour l’utilisation des drones

Une conférence réunissait, le jeudi 8 octobre, les professionnels du drone de toute la région Aquitaine en Corrèze, dans le village de Lagarde-Enval. L’occasion de faire le point sur la nouvelle règlementation qui entrera en vigueur en janvier 2021.

Une règlementation commune à tous les pays de l’Union européenne, pour la première fois. Ce jour-là, aucun vol ni démonstration à cause du mauvais temps, mais cette rencontre a donné la parole à des professionnels qui ont déjà un pied dans le futur.

Quand des passionnés de drone se réunissent, ce n’est pas toujours pour voler. Car une petite révolution se prépare : en 2021, les drones devront tous être enregistrés et les vols déclarés selon le danger qu’ils représentent. Les pilotes eux devront tous se former.

Qui est présent à cette rencontre ?

A ce salon « il n’y a pas de loisirs ou de professionnels… il y a juste des exploitants, tout simplement qui ont une capacité à être plus ou moins risqué avec le drone. On a simplifié la chose en disant voilà, vous êtes un télépilote, vous avez une compétence particulière, vous avez une formation en fonction de cette compétence, vous allez pouvoir voler dans un environnement ou avec un type de drone particulier ou avec un autre type de drone », rappelle Thierry Mohr – président de l’UNEPAT (l’Union Nationale des exploitants Professionnels d’aéronefs télépilotés).

Législation

L’engouement pour les drones est réel. Vous êtes nombreux à en acheter des drones pour pratiquer en amateur, mais il n’en demeure pas moins qu’il faut un minimum de formation. D’ailleurs, la pratique est très encadrée en France. Pour les drones utilisés pour le loisir, de nombreuses règles existent comme l’interdiction de voler au-dessus des personnes ou à proximité des sites sensibles comme les centrales nucléaires ou les aéroports.

Pour y voir plus clair l’Institut Géographique National propose sur son Géoportail, une carte interactive référençant les zones de restrictions de vol.

Les drones sont déjà largement utilisés : par l’armée bien sûr, mais aussi dans le milieu agricole, par les collectivités pour modéliser les territoires, par les secouristes en repérage, par la police lors de missions de surveillance…
Et la nouvelle législation prépare le terrain pour d’autres usages.

« La modélisation c’est ce qui va changer notre société, quand on verra un drone voler dans le ciel on saura qu’ils volent dans un couloir aérien modélisé. Ça veut dire qu’on est sur des nouvelles façons de se déplacer, des nouvelles façons de transporter des marchandises (…) c’est-à-dire que la modélisation c’est vraiment l’avenir pour tout. C’est un peu ce qu’on a fait en informatique au sol, on est en train de le faire sur le système aérien« , explique Philippe Laurençon – responsable régional en Corrèze de l’UNEPAT.

Des entreprises comme Amazon disposent déjà d’autorisations pour la livraison de colis par drones. L’organisation des Jeux Olympiques 2024 planche même sur la mise en service des taxis drones pour transporter des athlètes… Toutes ces applications restent à perfectionner, mais le futur ne semble plus si lointain…

Zones de restrictions

Le 9 juillet 2020, Géoportail a effectué une mise à jour de sa carte, en cherchant à mieux prendre en compte la réalité du terrain. La plateforme a donc affiné le tracé des zones de restrictions autour des agglomérations notamment.
Dans le même temps de nouvelles zones sont apparues, comme cet immense périmètre à cheval entre l’Auvergne et le Limousin. Un espace de plus de 2 200 km2 ou le vol de drone est désormais indiqué comme interdit sur la plateforme. Une incompréhension pour les utilisateurs.

Un secteur utilisé par les vols militaires

L’apparition de cette zone géante n’est pas une surprise pour tout le monde. Pour le responsable de la Tour de contrôle Limoges Bellegarde, cette vaste zone d’interdiction s’explique par la présence de nombreux vols militaires.

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