DJI Mavic Mini zoom sur le drone le moins cher, le plus compact et le plus léger de la gamme

DJI a dévoilé ce jour le DJI Mavic Mini, un nouveau drone grand public faisant la synthèse entre le Spark et le Mavic Air. Vendu 399 euros, ce nouveau quadricoptère associe facilité d’utilisation et prise de vue de qualité.

Après avoir décliné l’an dernier son drone Mavic Pro avec des versions spécialisées dans la prise de vue, DJI lance aujourd’hui une version «mini» que nous avons pu tester en avant-première. À 399 euros, ce modèle représente clairement le meilleur rapport qualité prix du moment.

Lancé un peu plus de deux ans après le Spark et quelques semaines seulement après son retrait du catalogue, le Mavic Mini est davantage le remplaçant de ce dernier qu’une variante des Mavic Air et Mavic 2. DJI nous dit d’ailleurs « travailler sur de nouveaux concepts pour le Spark 2 », mais « ne rien avoir à présenter dans cette gamme pour le moment ».

Des Mavic, le Mini ne reprend quasi que la conception pliable, qui en fait un aéronef encore plus portable. Du moins sans ses protections d’hélices qui, à défaut d’être compactes, sont sécurisantes puisqu’elles protègent les hélices à 360 degrés, et pas seulement sur le plan horizontal. Il faut dire que le Mavic Mini n’a pas de détecteur d’obstacle, ses seuls capteurs étant les capteurs optiques inférieurs, qui complètent le récepteur GPS en extérieur et le remplacent en intérieur, pour stabiliser les vols stationnaires et les atterrissages.

Imaginez un drone reprenant le meilleur du DJI Spark et du DJI Mavic Air, à savoir la taille du premier avec en plus les bras repliables. Vous y êtes ? Voilà ce que propose en substance la nouvelle caméra volante de DJI, le Mavic Mini. Mais ce n’est évidemment pas tout. Car dans de nombreux chapitres, le Mavic Mini fait aussi bien, voire mieux que ses deux illustres prédécesseurs, pour un encombrement et un poids réduits. Voyons cela dans le détail.

Tout d’abord le poids. Alors que le plus petit des drones DJI, le Spark, pesait 300 grammes, et le Mavic Air 430 grammes, le Mavic Mini se situe juste de-dessous de la barre fatidique des 250 grammes, avec exactement 249 grammes. Oui, on pourrait croire que ça pinaille, mais pas du tout en fait. Car le seuil des 250 g est souvent retenu dans de nombreux pays comme une norme à partir de laquelle commencent contraintes et emmerdements pour les pilotes de drones.

Physiquement, le Mavic Mini reprend le design du Mavic Pro lancé en 2016… sauf qu’il ne fait que 14 centimètres de diagonale contre 33 centimètres pour le grand modèle et qu’il pèse près de 500 grammes de moins! Ailes repliées, il tient facilement dans la main et ses 250 grammes se font vite oublier quand on le glisse dans un sac. L’appareil est livré avec une télécommande qui facilite nettement son pilotage. Elle est équipée de deux joysticks, l’un pour contrôler la direction, l’autre l’altitude et la vitesse. Deux pinces rétractables, en bas, bloquent le smartphone utilisé comme écran pour la caméra du drone mais aussi pour les paramètres généraux et les réglages de prises de vues.

Une maniabilité exemplaire

Une fois l’appli lancée et tous les éléments connectés, on peut faire décoller le Mavic Mini. L’appareil se stabilise alors à un mètre du sol, prêt à obéir aux commandes manuelles ou à suivre un des programmes automatiques proposés dans l’application. L’engin est plutôt discret, en tout cas bien moins bruyant que les autres modèles de la gamme. Dès les premières minutes de vol, on se rend compte de la stabilité du Mavic Pro et de sa réactivité aux actions sur la télécommande. Le drone obéit instantanément, évite les obstacles face à lui (hélas ni au-dessus ni derrière, le sapin du jardin s’en souvient), signale quand il s’éloigne trop de la zone de réception du Wi-Fi et peut évoluer en douceur ou à grande vitesse en fonction du mode choisi. Le pilotage de ce modèle est un vrai plaisir. Plusieurs réglages, accessibles dans l’application, permettent de contrôler l’altitude maximale de l’appareil, le périmètre à ne pas dépasser ou encore le format d’image à utiliser.

Des plans comme au cinéma

Le Mavic Mini est équipé d’une caméra de 12 mégapixels capable de filmer des vidéos en 2,7K (soit 2704 x 1520 comme une GoPro), à 30 images par seconde, et en 1080p à 60 images par seconde. Surtout, elle est suspendue dans une nacelle stabilisée sur 3 axes. Et le résultat est impressionnant. Les images sont détaillées et les couleurs fidèles. En cours de vol, les mouvements sont fluides et la caméra parfaitement stable. Le mode «CineSmooth» renforce encore la qualité des travellings en adoucissant les virages et les freinages. C’est superbe, digne d’un reportage télévisé.

Une caméra stabilisée, mais pas de 4K UHD

De belles prouesses, sachant que du reste le Mavic Mini embarque toujours une caméra stabilisée par nacelle sur 3 axes. Il ne s’agit donc pas d’un simple jouet puisqu’il fallait bien justifier sa présence dans la série Mavic. Entrée de gamme oblige, les capacités du Mavic Mini sont cependant limitées. S’il est capable de filmer à 60 i/s en Full HD, la définition d’image s’arrête au 2,7K 30p, quand on pouvait s’attendre à de l’Ultra HD 4K. Le Mavic Air garde donc cet avantage. Il conserve également pour lui ses capteurs d’obstacles, le Mavic Mini devant se contenter de ses capteurs inférieurs lui servant à se stabiliser horizontalement et verticalement.

Il faudra aussi faire sans la reconnaissance d’image et donc les technologies Active Track et Follow Me qui permettent notamment aux autres Mavic de suivre des sujets en mouvement. Le Mavic Mini se contente de quatre modes Quickshots : Dronie, Fusée, Cercle et Spirale.

Officiellement, DJI précise que ces absences étaient inévitables pour réussir à proposer un quadrirotor pliable aussi léger. C’est aussi par cette raison qu’il justifie l’absence de technologie de transmission OcuSync, le signal vidéo étant transmis à la radiocommande, puis au smartphone en 720p sur une portée pouvant atteindre 2 km au maximum.

Le poids et la taille, un défi technique majeur

Pour atteindre cette taille et cette légèreté tout n’a pas été aussi facile. Selon Roger Luo, le président de DJI, « Concevoir un drone aussi léger, compact et performant que le Mavic Mini a été l’un des projets les plus difficiles jamais entrepris au sein de DJI. Intégrer des fonctionnalités haut de gamme dans un drone qui tient dans la main est l’aboutissement de longues années de travail, et nous sommes ravis d’ajouter une nouvelle classe de drones à la gamme de produits DJI. La longue durée de vol, le poids ultra-léger et la caméra haute définition du Mavic Mini en font le drone de DJI destiné à une utilisation quotidienne – et surtout, il est facile à piloter, quel que soit votre expérience avec les drones. ».  Le Mavic Mini s’inspire des innovations technologiques de la gamme de drones pliables Mavic de DJI, du Mavic Pro d’origine au Mavic 2 en passant par le Mavic Air, avec pour objectif d’intégrer les fonctionnalités des drones de qualité professionnelle dans la structure la plus légère possible.

Côté caméra, contrairement au Mavic Air, le Mavic Mini ne propose pas de 4K mais seulement de la full HD , ce qui ne conviendra certainement pas à tout le monde. Le capteur 1/2,3 pouce du Mavic Mini permet de capturer des vidéos en 2,7K à 30 ips et en 1080p à 60 ips ou des photos de 12 mégapixels. La caméra est évidemment logée dans une nacelle motorisée à trois axes soutient et stabilise la caméra et le système radio permettra une transmission d’image FPV à 2 000 m fournissant des séquences vidéo claires et stables. On retrouve également les modes vidéo prédéfinis que l’on connaissait déjà sur les autres modèles, à savoir entre autres :

  • Dronie: le Mavic Mini recule et s’élève pendant que la caméra garde le sujet dans le cadre.
  • Circle: le Mavic Mini fait le tour de votre sujet à une altitude et à une distance constantes.
  • Hélice: le Mavic Mini s’envole vers le haut et s’éloigne tout en suivant un mouvement de spirale autour de votre sujet.
  • Rocket: le Mavic Mini s’envole rapidement avec la caméra orientée vers le bas et assure le suivi de votre sujet.

Une autonomie en forte progression

En ce qui concerne l’autonomie, DJI semble avoir fait très fort puisque celle-ci fait plus que doubler par rapport à celle du Spark, et passe à 30 minutes contre 12 pour ce dernier et 22 pour le Mavic Air. Comme quoi la miniaturisation n’est plus forcément contradictoire avec l’augmentation de l’efficience des batteries.

L’engin est fourni avec une télécommande reliée en WiFi qui assure une transmission vidéo HD sur une distance pouvant atteindre 4 km. Comme sur le Mavic Air, les joysticks sont également amovibles et peuvent être rangés à l’intérieur de la radiocommande en vue d’un encombrement encore réduit.

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