Le Mavic Mini représente le meilleur rapport qualité prix pour un drone

Il y a deux ou trois ans, lorsque les ventes de drones de loisir faisaient flèche de tout bois, tous les professionnels s’accordaient pour estimer que le vrai produit familial, celui qui rallierait les suffrages d’un très grand public, restait à inventer. Le profil-type de cette caméra volante tombait sous le sens : un quadricoptère très léger et ultra simple à utiliser pour un prix le moins dissuasif possible – on évoquait 250 à 300 euros. De quoi aller au-delà de la sempiternelle clientèle de technophiles et d’early-adopters. Après une parenthèse de plus d’un an sans véritable nouveauté, DJI avance une proposition qui coche plusieurs cases de ce cahier des charges.

A partir de 399 euros. Le nouveau Drone Mavic-Mini est très facile à faire voler, tout à fait performant et son tarif, s’il n’est pas encore démocratique (399 euros), est deux voire trois fois inférieur au reste de la gamme Mavic. Une version à 499 euros comprenant une sacoche, des protections d’hélice (pas très pratiques) et des batteries supplémentaires est aussi proposée. Entretemps, le marché des drones de loisir a subi un crash brutal qui conduit forcément à se demander si la firme chinoise n’a pas laissé passer son heure.

Pourquoi autant de bruit autour des 250 grammes ?

Et bien tout simplement car l’usage des drones est désormais réglementé dans ne nombreux pays. En effet, nous retrouvons dans différents pays européens mais aussi aux États-Unis (avec la FAA), des réglementations spécifiques pour les drones de plus de 250g. DJI a donc voulu proposer un drone pouvant s’affranchir de ces éléments législatifs, à tel point qu’il a noté « ultra-light 249g » sur son drone.

Il faut aussi prendre en compte que la législation européenne qui arrivera en 2020 annonce, elle aussi, très peu d’éléments pour se conformer à la loi.

Le seuil de 250 grammes. Drone de poche, au sens propre (140 × 82 × 57 mm en position repliée), le drone Dji Mavic Mini peut se transporter dans une trousse et évolue dans les airs avec une facilité déconcertante grâce à la qualité de la liaison GPS. Son vol est aussi précis que celui d’un appareil plus volumineux et son autonomie (30 minutes en principe mais une vingtaine dans la vraie vie) est sans doute un peu meilleure compte tenu de sa masse limitée à 249 grammes. Ce poids n’est pas la simple résultante des efforts du constructeur mais la réponse à une contrainte essentielle : ne pas excéder 250 grammes. Dans la plupart des législations (Etats-Unis, Royaume-Uni et bientôt l’Europe dans son ensemble) ni immatriculation, ni signature électronique, ni brevet particulier ne sont en effet exigés en dessous de ce seuil.

DJI va-t-il relancer la machine avec le Mavic Mini ?

Sorti fin 2019, le lancement de ce nouveau drone de la part du géant chinois pour remplacer le DJI Spark est donc un petit événement. Même si on peut trouver sur Internet quelques drones pas chers, la fiabilité n’est pas toujours assurée. L’essentiel de l’offre se situait jusque-là au-dessus de 500€. Et plutôt autour de 1000€ pour les drones de meilleure qualité (pour un usage pro ou semi-pro).

Avec un prix de vente fixé à 399 euros dans sa version de base, on imagine que le Mavic Mini devrait très vite trouver son public. D’autant plus que son poids de 249 grammes lui permet de passer sous la barre des 250g qui dispense des détendeurs de drones le déclarer auprès de la DGAC (Direction générale de l’aviation civile). Un gros avantage dans ce secteur très réglementé. Et surtout encadré par des limitations de vol de plus en plus dissuasives pour les potentiels acheteurs.

Côté performances

Le Mavic Mini s’en sort plutôt très bien. Pour ce prix on n’a pas du 4k, mais du 2,7k. Il permet tout de même des images d’excellente qualité.

• L’autonomie est particulièrement bonne pour un mini drone : 30 minutes en vol. Et sa fonction retour au point de départ qui permet au Mavic Mini de revenir tout seul lorsqu’il atteint un niveau de batterie faible.
• Pilotage et prise en main très simples avec une bonne précision de guidage. Il peut évoluer jusqu’à une distance de 4 km.
• Il se transporte facilement. En plus de tenir dans la main, il est pliable ce qui permet de l’emmener vraiment partout.

  • Simple et intuitif. Léger, maniable et utilisable sans procédure particulière (si ce n’est, évidemment, le respect des règles interdisant de voler en milieu urbain ou à proximité de lieux interdits), on s’approprie le Mavic Mini sans difficulté. La mise sous tension du drone et de la télécommande – dans laquelle on insère son smartphone dont l’écran est utilisé pour le flux d’images en retour – répondent au rituel DJI (un appui court puis un long sur l’interrupteur). Les manettes démontables, pour prendre moins d’espace une fois l’appareil replié, sont précises. On manipule celle de gauche pour monter/descendre et réaliser une rotation alors que celle de droite permet d’aller en avant ou en arrière et de gauche à droite. Le quadricoptère peut s’éloigner jusqu’à deux kilomètres du pilote.
  • Selfie, vrille et vol circulaire. Plusieurs modes de pilotage sont proposés dont un très rapide et un autre, qui tempère les mouvements pour réaliser des vidéos soignées. On peut aussi recourir à des figures préprogrammées (selfie, vrille, vol circulaire). Le poids plume de cet aéronef lui permet de se montrer très discret lorsqu’il vole mais sa compacité réclame aussi une certaine vigilance car il disparaît vite de la vision directe. L’application que DJI a spécialement développée pour le Mavic Mini a été simplifiée et regorge de tutoriels et d’explications qu’apprécieront les néophytes.

La qualité vidéo 2.7K

La caméra 12Mpx stabilisée sur 3 axes permet d’enregistrer en 2.7K à 30 images par seconde ou en 1080p à 60 images par seconde. Nous ne retrouvons donc pas de 4K, qui restera réservée pour le Mavic Air et le Mavic 2 Pro.

Une chose est sûre, la stabilisation de la nacelle 3 axes est vraiment performante, nous ne retrouvons pas de saccades sur nos vidéos. Cela n’était pas forcément le cas sur les drones de cette taille mais DJI a vraiment optimisé la gestion de la nacelle.

La qualité vidéo n’est évidemment pas à la hauteur d’un Mavic 2 Pro à 1449€ mais nous trouvons tout de même les images agréables à regarder. Les vidéos enregistrées peuvent tout à fait être partagées sur les réseaux sociaux et nous font vraiment penser au vidéos que nous pouvons faire avec un smartphone. C’est donc une qualité correcte même si nous ne pourrons pas utiliser le Dji Mavic Mini pour une production vidéo professionnelle.

Une histoire de compromis, forcément.

Inévitablement, le Mavic Mini a fait l’objet de plusieurs compromis pour alléger son poids et son tarif mais aussi pour ne pas faire trop d’ombre au reste de la gamme Mavic (de 850 à plus de 1 200 euros). La coque n’a pas eu droit à une matière d’aussi belle qualité que celle du Mavic 2 et les vidéos ne sont pas capturées en 4K mais en 2,7K (12 MP pour les photos). De même, il n’est pas possible d’organiser le suivi automatique d’une « cible » mobile (personnage ou véhicule, par exemple), de s’en remettre au système d’évitement d’obstacle de DJI ou d’utiliser une commande gestuelle, comme certains autres modèles de la firme. Dans les faits, toutefois, les photos comme les vidéos réalisées dans de bonnes conditions sont d’excellente facture. A moins de rechercher une qualité de niveau professionnel, les performances de la caméra du Mavic Mini font le job et même davantage.

Avec le Mavic Mini, qui conviendra aux débutants mais aussi à ceux qui ne courent pas derrière le nec plus ultra de la technologie, DJI arrive sans doute trop tard. Ce petit drone n’est pas un modèle de rupture – pour cela il faudra attendre les quadricoptères largement autonomes – mais il va donner ou redonner à certains l’envie de faire joujou avec une caméra volante relativement accessible.

En conclusion, il partage la plupart des caractéristiques du Mavic Air (caméra 4k mise à part) pour la moitié de son prix ! On pourra juste regretter l’absence de détecteurs d’obstacles, seule ombre sur le tableau pour ce drone à 400€ qui ne pouvait pas faire rentrer toutes les technologies dans ses 249 grammes.

On a aimé…

  • La facilité de prise en main
  • Le rapport prix-prestations
  • La compacité et le poids plume
  • L’application simplifiée et ses tutoriels

On a moins aimé…

  • L’absence de suivi de cible et d’évitement d’obstacle
  • La coque, un peu bas de gamme

Le Mavic Mini est pour vous si :

  • Il vous faut une caméra volante, pas un drone compliqué
  • Vous considérez que la techno doit venir à vous et pas le contraire

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