L'origine du drone ?

L’origine du drone ?

Les drones (du mot anglais signifiant faux bourdon) sont des aéronefs sans pilote dont le pilotage est automatique ou télécommandé, à usage civil ou au profit des forces armées ou de sécurité — police, douane — d’un État. En fonction des capacités recherchées, leur masse varie de quelques grammes à plusieurs tonnes, et leur autonomie peut atteindre plusieurs dizaines d’heures (à comparer aux deux heures typiques d’autonomie d’un chasseur).

Les drones peuvent le plus souvent retourner à sa base et sont réutilisables, à la différence des missiles de croisière, détruits en fin de mission.

En France, comme pour les autres aéronefs, la réglementation des drones, qui inclut les activités d’aéromodélisme, est du ressort du Code de l’aviation civile, du Code des transports et de la direction générale de l’Aviation civile.

En Europe, pour l’AESA, les autorités nationales sont compétentes en deçà de 150 kilogrammes.

Aux États-Unis, la réglementation des drones est du ressort de la Federal Aviation Administration et de la NASA.

Le terme anglais « drone » désigne d’abord et surtout un avion-cible. Un aérodyne automatisé et le système associé de mise en œuvre sont aussi appelés « UAV » (pour « Unmanned Aerial Vehicle », soit « véhicule aérien sans humain à bord ») et de plus en plus souvent « UAS » (pour « Unmanned Aircraft System », soit « système d’aéronef sans humain à bord »).

L’organisation de l’aviation civile internationale a quant à elle retenu l’appellation « RPAS » (pour « Remotely Piloted Aircraft System », soit « système d’avion piloté à distance »).

L'origine du drone ?L’usage du mot « drone » pour décrire un véhicule ou robot terrestre, de surface ou sous-marin, doté d’autonomie, est une particularité française. La classification américaine des mobiles autonomes sans humain à bord en UAV/UAS (aériens), USV/USS (de surface), UUV/UUS (sous-marins), UGV/UGS (robots terrestres) est la plus couramment utilisée dans le monde.

L’expression « systèmes de drones » tend à prédominer car le drone fait partie d’un système qui est composé :

  • d’un ou plusieurs vecteurs aériens équipés de capteurs de détection (avec d’éventuels systèmes de détection d’intrus en « environnement incertain ») ;
  • d’une ou plusieurs stations au sol de commande et de recueil des détections ;
  • de liaisons radioélectriques de données entre le vecteur aérien et la partie au sol.

Le terme « drone » désigne la plupart du temps le vecteur aérien équipé. C’est ce vecteur seul qui est sans personne à bord, le système fait lui appel à des humains, le télé-pilote en particulier.

La famille des drones militaires est subdivisée en sous-catégories selon leur vitesse, leur rayon d’action et leurs fonctions :

  • L'origine du drone ?les micro- et mini-drones, généralement peu autonomes, mais qui jouent souvent le rôle de « jumelles déportées », par exemple pour observer au-dessus d’un obstacle ou dans une zone à risque ;
  • les drones tactiques, lents ou rapides, à endurance moyenne ou haute, à voilure fixe ou tournante appelés TUAV (pour « Tactical Unmanned Air Vehicle ») ou VTOL (« Vertical Take-off and Landing »). Pour l’OTAN un UAV est « un véhicule aérien motorisé, qui ne transporte pas d’opérateur humain, utilise la force aérodynamique pour assurer sa portance, peut voler de façon autonome ou être piloté à distance, être non réutilisable ou récupérable et emporter une charge utile létale ou non létale. Les engins balistiques ou semi balistiques, les missiles de croisière et les projectiles d’artillerie ne sont pas considérés comme des drones » ;
  • les drones volant à moyenne altitude et de grande endurance appelés MALE (pour « Medium Altitude Long Endurance ») ;
  • les drones volant à haute altitude et de grande endurance appelés HALE (pour « High Altitude Long Endurance ») ;
  • les drones de combat, encore appelés UCAV (pour « Unmanned Combat Air Vehicle ») ;
  • des véhicules automatisés de transport semblent en préparation, y compris pour le transport de personnels, qui pourraient aussi être utilisés pour le sauvetage en mer.

Engins volants de taille réduite, moins chers et plus simples à mettre en œuvre qu’un avion (la présence d’un pilote impose une dimension à un appareil habité, et son dispositif d’éjection représente à lui seul une masse supérieure à celle d’u0.n Predator), ils sont plus discrets et leur perte est moins grave que celle d’un appareil et de son pilote. Ils représentent une alternative intéressante pour les pays au budget limité, et potentiellement pour des terroristes potentiels (étatiques ou non), contrebandiers et trafiquants de stupéfiants.

L'origine du drone ?Les progrès informatiques et technologiques ont fait de certains drones des plateformes de désignation de cible ou des armes. Ils servent aussi au recueil de renseignements et dans la guerre électronique (dont pour le brouillage ou l’interception de communication). Leurs missions sont alors l’ISR (Intelligence, surveillance et reconnaissance) ou l’ISTAR (pour « Intelligence, Surveillance, Target Acquisition and Reconnaissance »).

Leurs applications civiles incluent les contrôles sur le trafic, la surveillance maritime et environnementale, des opérations de recherches aériennes et de sauvetage, la récolte de données d’intérêt météorologique ou en environnement difficile (en zone de risque NRBC – « nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique » – par exemple), le relais d’informations, la prise de photographies aériennes voire bientôt l’acquisition directe de données photogrammétriques

Certains sont des démonstrateurs technologiques qui valident à moindre coût, grâce à la réduction d’échelle et donc la quantité de matériaux nécessaires, des formules aérodynamiques ou certains équipements, sans risquer la vie d’un pilote d’essai. Ils permettent aussi d’atteindre les limites d’un appareil, en dépassant celles que pourraient supporter un pilote (+9g/-3g maximum), afin d’en confirmer la solidité.

Leur taille varie de quelques centimètres à plusieurs dizaines de mètres (près de 40 mètres d’envergure pour un Global Hawk). Leurs formes également, tout comme leurs types de propulsion : certains sont équipés de réacteurs, d’autres d’hélices, quand d’autres utilisent des rotors, à l’instar des hélicoptères (on les dénomme parfois UAR, pour « Unmanned aerial rotorcraft »). Des « drones terrestres » sont également utilisés, notamment pour l’inspection de véhicules ou d’un environnement à risque.

source : Wikipedia

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